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tv vt

T18
13 septembre 2026 à 20:50:09

2 passages

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J'suis en colère, j'suis en colère tout le temps, tout le temps, dès qu'on parle de mon père ou qu'on parle d'un quelqu'un qui va me parler de son papa, ça va me toucher, ça va me... J'suis, enfin voilà, mon père s'est fait assassiner quoi, que mon père s'est fait assassiner, j'suis Daniel, mon père s'est fait assassiner. Jean-Maurice avait 8 enfants, 6 garçons et 2 filles, aujourd'hui unis dans le désir de connaître le nom du meurtrier. Je suis incapable de faire mon deuil, c'est sûr quoi. C'est sûr, peut-être le jour éventuellement d'un procès, peut-être. Et de voir mes petites soeurs grandir sans leur père, de voir les textes qu'elles mettent, de voir leurs écrits, de voir leurs souffrances. Mon deuil, c'est tout ça quoi. Tant que mes petites soeurs seront malheureuses, et elles vont être malheureuses pendant encore longtemps, je suis incapable de faire un deuil.

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Le meurtre de Jean Moritz date de juin 2011. Ce n'est donc pas ce que l'on appelle un call case, c'est-à-dire un dossier très ancien pour lequel les espoirs d'élucidation s'amenuissent au fil des ans. Depuis le début de l'affaire, les enfants de Jean Moritz, soutenus par leurs avocats, jouent pleinement leur rôle de partie civile, en demandant sans cesse aux juges d'instruction de nouveaux actes d'enquête. Pourtant, malgré le travail de la police judiciaire de Lille, les investigations sont dans l'impasse. Aujourd'hui, la famille redoute qu'un non lieu soit prononcé et que la justice renonce à identifier l'auteur des faits. Bonsoir.

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