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LCI
13 septembre 2026 à 20:47:14

3 passages

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déposer votre démission. Et ça aurait arrangé quoi ? C'est un signal de courage politique, parfois. Non, je ne crois pas que démissionner soit du courage. Je pense que très souvent, c'est la lâcheté, c'est fuir le combat. J'ai préféré mener le combat et je revendique cette position. Je préfère mener le combat que claquer la porte et m'en aller à grand fracas. Par ailleurs, c'était difficile d'imaginer, même si beaucoup d'imagination, que l'Assemblée nationale allait être dissoute. Je reviens juste une seconde sur le bilan et ce que nous avons fait en matière économique. Je regarde juste la situation lorsque j'ai quitté Bercy au milieu de l'année 2024. Nous avions 7,5% de taux de chômage. C'est un des points les plus bas des 30 dernières années. On est à 8,6% aujourd'hui. Nous avions des taux d'intérêt à 1,1%. Ils ont bondi à 4,4%. Ils seront bientôt à 5%. On avait un écart de taux d'emprunt avec l'Allemagne qui était de 30 points.

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Il est aujourd'hui à près de 100 points. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire tout simplement que la dissolution a cassé le redressement économique du pays que nous avions engagé, et j'en suis fier, entre 2017 et 2024. Certains observateurs étrangers disent que ce serait une bonne chose que le FMI vienne à nos portes pour tirer la sonnette d'alarme parce que personne n'écoute. Est-ce que vous pensez que c'est quelque chose de probable ? Et est-ce que vous pensez aussi que ça pourrait être une bonne chose que le FMI mette le haut-là une fois pour toutes ? Je pense que c'est ni probable, ni souhaitable. La France est une grande nation, une nation indépendante. Et elle doit garder sa souveraineté et son indépendance. Et quand vous regardez l'histoire des siècles passés, oui, il y a eu dans l'histoire de France des moments financiers extraordinairement difficiles. Quand on regarde notre croissance, Bruno Le Maire, on peut se poser la question.

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Vous avez vu les chiffres de l'INSEE sur la trajectoire européenne, on est les derniers. Forcément, on a cassé les choix économiques que nous avions faits en faveur des entreprises et des PME que j'ai porté pendant 7 ans. On a cassé ce choix-là. Là aussi, je rappelle que la dernière année pleine que j'ai faite comme ministre de l'Économie

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